La Pêche fraîche
Avec une production supérieure à 53 000 tonnes en 2006 pour un chiffre d’affaires de 175 millions d’euros, les sept ports de pêche cornouaillais gérés par la CCI représentent le quart de la pêche fraîche française. La filière pêche regroupe aujourd’hui plus de 9 350 emplois* dans l’économie locale, dont 2 415 marins-pêcheurs**. Quatre ports cornouaillais figurent au palmarès des 6 premiers ports de pêche français pour les valeurs débarquées : Le Guilvinec (2 ème rang), Concarneau (4 ème rang), St Guénolé – Penmarch (5 ème rang) et Loctudy (6 ème rang).
Spécificités des 7 ports de pêche cornouaillais
Douarnenez est spécialisé dans le débarquement de poisson bleu (sardine, maquereau…). Il confirme au fil des années son rôle de base avancée pour les navires hauturiers. Ce port en eau profonde permet aux cargos frigorifiques d’accoster et de livrer directement les conserveries en poissons.
Le port d’Audierne est exclusivement un port de pêche côtière : ligneurs et fileyeurs y débarquent bar, dorade, lieu, lotte, raie… Il est réputé pour la qualité et la fraîcheur de sa production qu’il met en avant avec le label "Bar de ligne de la Pointe de Bretagne".
Le port de Saint-Guénolé-Penmarc’h se distingue par une flottille très diversifiée : chalutiers hauturiers, bolincheurs senneurs, ligneurs, fileyeurs, côtiers… garantissent fraîcheur et variété des approvisionnements.
Grâce à une progression de la valeur débarquée en 2006, Le Guilvinec s’est hissé pour la première fois au second rang des criées françaises, derrière Boulogne-sur-Mer et devant Lorient.
Loctudy est un port de pêche hauturière, où la langoustine et la baudroie constituent les deux espèces phares.
Enfin, bien que le port de Concarneau enregistre une baisse d’activité depuis plusieurs années, sa flottille compte encore aujourd’hui 150 navires armés essentiellement à la pêche côtière et hauturière.
Importante d’un point de vue économique, la filière pêche constitue aussi l’image de marque du territoire, façonne son identité et représente un facteur d’attractivité. En outre, les multiples activités qui la composent "maillent" l’ensemble de la Cornouaille et contribuent au développement des territoires littoraux, urbains et ruraux.
Activité des criées cornouaillaises en 2006
| |
Tonnages |
Variations 2006/2005 en % |
2005 |
2006 |
Tonnages |
Valeurs |
Prix moyens |
Audierne |
1 063 |
951 |
- 10,5 |
- 4,0 |
+ 7,3 |
Concarneau |
11 975 |
9 256 |
- 22,7 |
- 14,1 |
+ 11,1 |
Douarnenez |
3 765 |
4 943 |
+ 31,3 |
+ 5,8 |
- 19,4 |
Le Guilvinec |
18 825 |
18 839 |
+ 0,1 |
+ 10,1 |
+ 10,1 |
Lesconil |
611 |
537 |
- 12,1 |
- 22,8 |
- 12,1 |
Loctudy |
6 885 |
7 176 |
+ 4,2 |
+ 9,0 |
+ 4,6 |
St-Guénolé - Penmarc'h |
13 320 |
11 956 |
- 10,2 |
- 4,0 |
+ 6,8 |
Cornouaille Port de pêche |
56 444 |
53 658 |
- 4,9 |
+ 1,1 |
+ 6,3 |
Source : CCI de Quimper Cornouaille
La Pêche thonière tropicale
Le Finistère est un acteur important du thon tropical puisqu’il regroupe tous les sièges sociaux des armements de pêche. 24 thoniers senneurs congélateurs exploitent l’albacore et le listao dans les eaux tropicales de l’Atlantique Centre-Est (entre Dakar et l’Angola) et de l’Océan Indien Ouest. Le poisson est congelé entier à bord, immédiatement après la capture. Il est ensuite destiné à la transformation sous forme de conserves alimentaires ou de plats cuisinés.
Résultats de la flotte thonière tropicale
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2005 |
2006 |
Variation en % |
| Tonnages |
150 375 |
126 471 |
- 15,9 |
| Valeur (milliers d'€) |
126 887 |
122 161 |
+ 3,7 |
| Prix moyen (€/kg) |
0,84 |
0,95 |
+ 12,9 |
Source : DDAM
(*) Source : "La filière halieutique en Cornouaille : analyse du poids économique de la filière, des mouvements de flottilles et des transmissions des entreprise de pêche", CCI de Quimper Cornouaille, juin 2006.
(**) Source : DDAM au 31/12/2005.
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